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Nos anecdotess Nous avons tous nos histoires individuelles à raconter au sujet de ce que signifient les coopératives d’habitation pour nous Chloe Budd a emménagé dans la Coopérative Windfield il y a 10 ans avec sa fille de 4 ans et son fils de 11 ans. À ce moment, elle cherchait un logement sûr et abordable qui lui procurerait un sentiment d’appartenance. Heather Richards-Dalling a découvert le sens de la vie en coopérative quand les membres de la coopérative ont aidé son fils à réaliser son rêve. Maggie Keith explique comment les coopératives d’habitation ont changé sa vie. Voici quelques-unes des histoires présentées dans le cadre du concours de rédaction de 1998 de la FHCC, Les jeunes en action, qui invitait les enfants à mettre sur papier leurs réflexions au sujet des coopératives d’habitation. Chaque coopérative d’habitation a une histoire qui vaut la peine d’être racontée. Chloe Budd Chloe Budd a été élue présidente de la Central Ontario Co-operative Housing Federation (COCHF) en avril 2002. Chloe était membre du conseil d’administration de la COCHF depuis mai 2001, lorsqu’elle avait été nommée par le conseil pour combler un poste vacant. Chloe Budd a emménagé dans la Coopérative Windfield il y a 10 ans avec sa fille de 4 ans et son fils de 11 ans. À ce moment, elle cherchait un logement sûr et abordable qui lui procurerait un sentiment d’appartenance. «La Coopérative Windfield est maintenant mon havre de paix», déclare Chloe. «Vivre à Windfield m’a permis d’acquérir des compétences que je n’aurais peut-être pas pensé acquérir autrement. La coopérative est l’endroit où mes voisins sont mes amis.» Pendant ses cinq premières années à la coopérative, Chloe a dirigé le Club de théâtre pour les enfants de la coopérative. Les enfants divertissaient les membres en présentant des pièces de théâtre, dont «Le magicien d’Oz» et «Cendrillon». Beaucoup de membres ont participé à la confection des décors et des costumes. Elle a ensuite proposé au Comité ambiance de la coopérative d’organiser des sorties pour les membres et leurs enfants. Ils se sont rendus à Sportsworld à Kitchener, au Zoo de Toronto, ainsi qu’à des activités sportives et artistiques locales. Chloe siège actuellement au conseil d’administration de la Coopérative Windfield. Elle a également fait partie de plusieurs comités, dont ceux des finances, des placements et des planchers. En 1997, elle a été élue par les membres de la coopérative pour être la représentante et la déléguée de la coopérative aux réunions et aux assemblées de la COCHF et de la FHCC. Chloe croit fermement en la formation des membres des coopératives. Elle a participé à de nombreux ateliers, dont : La formation à l’intention des conseils d’administration, La concertation entre les comités et le conseil d’administration et La résolution des conflits. «La formation est un des principes coopératifs», souligne-t-elle. «Notre fédération offre beaucoup d’ateliers. Puisque ma coopérative était membre de notre fédération locale, j’ai pu participer à certains ateliers. Nos animateurs et animatrices à la COCHF sont très compétents et talentueux, et certains des meilleurs au pays se trouvent ici dans notre fédération. Ces animateurs et animatrices offrent des ateliers non seulement dans notre région, mais aussi à l’AGA de la FHCC.» Chloe croit aussi fermement que la formation des membres est la clé de la réussite des coopératives. «Pour être efficaces, les membres du conseil d’administration doivent recevoir une bonne formation. La participation aux ateliers permet aux membres de mieux comprendre une question, d’acquérir des compétences pour devenir animateur et d’établir des contacts avec d’autres membres de coopératives. En participant à des ateliers, les membres ramènent des connaissances dans leur coopérative qui permettront d’améliorer leur communauté.» Chloe croit que la participation aux ateliers offerts par la COCHF contribue à habiliter les membres et, par ricochet, à créer une fédération de coopératives d’habitation plus forte. Chloe ne tarit pas d’éloges pour le conseil d’administration actuel de la fédération. «Siéger au conseil d’administration de la COCHF a été et continue d’être pour moi une excellente occasion d’apprendre, de m’épanouir et d’appuyer les services actuels de la fédération. Les membres de notre conseil d’administration sont engagés à l’endroit de la fédération et ils veulent défendre les intérêts de nos membres. Les membres diversifiés de notre conseil partagent leurs connaissances et leurs points forts aux réunions du conseil. Je suis fière de travailler avec les membres du conseil et le personnel de la COCHF.» (Reproduit avec l’autorisation de Central Exchange, le bulletin d’information de la Central Ontario Co-operative Housing Federation, été 2002) Les membres de la Coopérative Shalom se mobilisent pour aider un enfant malade de la coopérative Je suis la présidente de la Coopérative Shalom à Kitchener. Je vous écris pour vous décrire comment notre communauté s’est mobilisée pour aider un garçon malade et lui offrir son voyage de rêve! Je vous écris à titre de présidente et de mère de ce garçon. Cody est né avec une malformation osseuse et une hydrocéphalie. Notre famille est déménagée à Kitchener il y a trois ans. Nous avons dû quitter notre maison, nos familles et nos amis pour aller 1 400 milles plus loin en raison des besoins médicaux de Cody. La communauté de la Coopérative Shalom nous a accueillis à bras ouverts et beaucoup de membres ont aidé notre famille à faire les nombreux déplacements à l’hôpital. En octobre dernier, Cody a réalisé son vœu grâce à la Fondation Starlight. Il rêvait d’aller à Disney World. Notre communauté s’est mobilisée quelques semaines avant le voyage – les membres ont contribué de l’argent de poche, des films pour l’appareil photo, de la nourriture, des livres d’autographes, etc. C’est une de nos voisines, Kathy, qui a eu cette idée (Merci Kathy!) Sous la pluie battante dans son fauteuil roulant, elle est allée de porte à porte pour parler aux membres de notre communauté de Cody et de ses frères et sœurs. Nous avons même eu droit à une fête avant le départ! Nous ne nous sommes jamais sentis aussi aimés que ce jour là. Le voyage de Cody a été un véritable succès. Nous avons tous eu beaucoup de plaisir, mais nous sommes revenus chez nous complètement épuisés. Nous avions besoin d’autres vacances pour récupérer. Cody a réalisé son rêve… j’ai reçu tellement plus… Les membres nous ont tous manifesté leur souci et leur amour pour notre famille et notre petit garçon malade, qui semblait être beaucoup plus fort que nous adultes. Nous n’avions jamais vécu dans une coopérative d’habitation auparavant, mais je peux honnêtement vous dire que je comprends vraiment ce que signifie ce mode de vie. Heather Richards-Dalling (Reproduit avec l’autorisation de Central Exchange, le bulletin d’information de la Central Ontario Co-operative Housing Federation, été 2002) La plaisante île d’Avès : comment les coopératives d’habitation ont changé ma vie
Ma vie dans les coopératives d’habitation a débuté grâce à une offre d’emploi dans un journal de quartier. Jusque là, j’avais suivi un parcours plutôt excentrique. J’avais travaillé dans plusieurs sphères du monde du spectacle, aidé un médecin qui pratiquait dans un milieu pauvre, vendu des encyclopédies, travaillé dans une usine de colle et dans un centre de villégiature estival centenaire. Chacun de ces emplois m’a fait découvrir un monde clos et inusité, mais aucun d’entre eux n’était un mode de vie. J’avais toujours voulu être une actrice, mais après sept années de dur travail je n’étais toujours pas capable de me tailler une place au théâtre. Pour un acteur, les années passent rapidement, comme dans la vie d’un chien. Demeurant dans un deux-pièces délabré et froid avec un revenu précaire, j’ai canalisé ma tristesse, ma colère et mon imagination débordante dans un roman pour enfants portant sur le métier d’acteur. Presque sans le sou, j’ai commencé à chercher un travail payant qui me permettrait d’écrire. J’ai découvert qu’une maîtrise en anglais, un curriculum vitae disparate, des compétences en dactylographie et une certaine intensité n’attirent pas les employeurs. J’étais au bord du désespoir lorsque j’ai posé ma candidature pour devenir coordonnatrice d’une coopérative. Je connaissais très peu l’habitation coopérative, mais j’aimais l’idée que les résidents et les résidentes avaient leur mot à dire et le droit de vote. Une connaissance à la fédération locale m’a aidé à me préparer pour mon entrevue en me prêtant une copie de la publication Comment gérer une coopérative d’habitation. Pendant cinq heures, je me suis assise dans le corridor et j’ai mémorisé le manuel, pendant que des gens allaient et venaient dans le passage étroit ou tenaient des conversations auxquelles je ne comprenais presque rien. À la fin de la journée, j’étais capable d’expliquer la philosophie de l’habitation coopérative et je connaissais mieux le travail que le comité de recrutement. Après coup, ils m’ont avoué qu’ils ont été conquis par ma détermination. Et, à 6 dollars l’heure, ils pensaient qu’ils en auraient pour leur argent. Les trois mois suivants ont été parmi les plus heureux de ma vie. Ce petit emploi était précieux pour moi car il reflétait la confiance que le conseil me vouait. Après avoir connu l’individualisme superficiel du monde du spectacle et son exigence d’obtenir rapidement des résultats, j’ai été très touchée par l’empressement des dirigeants de donner de leur temps sans rien attendre en retour – même pas des remerciements. Par surcroît, je faisais partie d’une équipe et on tenait compte de mes idées. Je n’étais plus une araignée solitaire essayant de tisser le fil de mes idées dans le vide. La vision de liberté et de communauté ordonnée de la coopérative m’a conquise. Enfin, j’avais trouvé l’aventure de ma vie. Lorsque j’ai commencé à chercher une coopérative d’habitation où je pourrais habiter, j’ai fait face à la réalité. Les listes d’attentes étaient longues de plusieurs années. Pire encore, les coopératives d’habitation ne comprenaient pas pourquoi la table de la salle à dîner ne convenait pas pour écrire des livres. Si je proposais de demeurer avec un autre écrivain, on se demandait pourquoi nous avions besoin chacun d’un espace pour écrire? Ne pouvions-nous pas prendre chacun notre tour? Et pourquoi écrire? Pourquoi ne pas prendre soin des plantes, des animaux de compagnie ou des enfants? J’ai découvert que beaucoup de gens qui vivent dans des coopératives comprennent les besoins qui leur sont familiers, mais ne peuvent imaginer des besoins qu’ils ne connaissaient pas. Une fois encore, je découvrais qu’il n’y avait pas de place pour des gens comme moi. Mon compagnon et moi avons commencé à envisager une coopérative d’habitation pour les gens dans le domaine des arts. Dans cet environnement, les membres oeuvrant dans les domaines de la musique, des arts visuels, de la publication, de la photographie, du théâtre, de la danse ou du cinéma seraient perçus comme des gens normaux et ils n’auraient pas à justifier leurs besoins et leurs excentricités. La réalisation de cette vision était devenue notre mission. Les treize années suivantes ont passé rapidement. J’ai continué à travailler dans des coopératives d’habitation, changeant d’emploi deux fois quand les défis devenaient prévisibles. Le mouvement coopératif m’a donné la liberté d’utiliser mes talents et d’être moi-même. Mes meilleurs moments ont toujours été lorsque qu’il fallait que je me dépasse, prête à donner le tout pour le tout avec une bande de camarades dans une nouvelle aventure audacieuse. La coopérative des artistes est née d’un conflit, mais s’est transformée en une communauté qui célèbre la vie dans les arts. Nous sommes en périphérie de la ville, une baie d’un côté et de vastes étendues d’eau de l’autre. Notre architecture possède la grâce du modernisme, tendant une main réconciliatrice aux anciens entrepôts et silos des secteurs industriels riverains. Je me suis tenue debout sur mon balcon à l’aurore, au milieu des gloires du matin et des géraniums, admirant un grand héron bleu volant vers son lieu de pêche quotidien. Je me souviens de la série de films d’été sur l’amour et la passion, et du Salon du printemps, une soirée de chansons et de poèmes présentés par nos membres. Notre anniversaire est généralement une chaude soirée de musique sur le toit, qui se termine par des feux d’artifice et l’incontournable visite des policiers. Je pense à nos célébrations commémoratives et aux arbres de notre nouveau jardin sur le toit, nommés en l’honneur de membres décédés. Notre comité de lobbying a envoyé 92 lettres différentes aux politiciens, écrites par des gens qui se battront sans réserve pour sauver ce que nous avons. Mais si l’habitation coopérative m’a apporté une belle maison avec beaucoup de soutien, elle a également retiré les anciennes joies du travail et de la camaraderie qu’elle m’avait données si librement. Me voilà échouée avec un pistolet et une bouteille de rhum, les pieds dans la marée montante. D’un seul œil, je scrute l’horizon miroitant face au soleil. Les nuages produisent des formes étranges. Au loin sur l’horizon de la mer remplie de barracudas, j’imagine un voilier revenant vers la côte. — Maggie Keith Gagnante, catégorie enfant du concours de composition de la FHCC en 1998 Pourquoi j’aime vivre dans une coopérative d’habitation... Elizabeth Laforte D’abord les gens sont très attentionnés et quand on a besoin d’emprunter quelque chose on n’a qu’à demander! Et quand on se blesse il y a toujours un membre de la coopérative pour nous aider. La coopérative a plein de choses pour les enfants! Pour les plus jeunes, il y a le Club des enfants et, pour les enfants de tous les âges, il y a souvent des occasions de célébrer! Voici la recette pour avoir votre propre coopérative : trois cuillerées à soupe de divertissement, une tasse de personnes, sept cuillerées à thé d’amour, deux livres d’attention, une demi-tasse de jeux et trois cuillerées à soupe de gentillesse! Instructions : versez le tout dans un grand bol et mélangez pendant cinq minutes. Étendez dans un plat de cuisson. Faites cuire pendant une heure. Vous avez maintenant votre propre coopérative d’habitation! Mention honorable, catégorie enfant du concours de composition de la FHCC en 1998 Summerhill Lynne, Âge : 8 ans J’aime Summerhill. C’est un merveilleux endroit. Le lac est tellement magnifique le soir et on y trouve des petits coquillages. Il y a tellement d’activités, presque tous les mois. On y trouve un magnifique jardin. Dans une coopérative, les gens sont tellement généreux. Ça me rend heureuse. La Quebec Manor Co-op remporte le Prix Mary Flynn 2002 À l’assemblée générale semi-annuelle de la CHF BC, le 24 avril, la Coopérative Quebec Manor a reçu le Prix Mary Flynn pour la coopération de 2002 pour ses contributions à la fédération et au mouvement coopératif. Voici le discours prononcé par le président du Comité des distinctions de la CHF BC, Calvin Woida, et Savo Djuretic, membre du conseil d’administration de la CHF BC, lors de la remise du prix : «Le Prix Mary Flynn pour la coopération est décerné chaque année à la coopérative d’habitation qui a fait une contribution spéciale à la communauté des coopératives d’habitation de Colombie-Britannique. Pour être admissible, la coopérative doit être membre de la CHF BC ou de la VICHA depuis au moins 10 ans. Elle doit également avoir été active en participant au conseil d’administration, aux comités, aux réunions conjointes des délégués de la CHF BC ou avoir fait d’autres contributions importantes. Une candidature écrite doit également être reçue au nom de la coopérative décrivant pourquoi cette coopérative mérite le prix. À l’occasion du 20e anniversaire de la CHF BC, il est tout à fait approprié que le gagnant de cette année soit avec nous depuis le tout début (en fait un des membres initiaux a été un de nos premiers présidents; un autre siège au conseil d’administration actuellement). La coopérative est un membre fondateur de la CHF BC et elle n’a jamais manqué une assemblée annuelle ni une assemblée semi-annuelle. Elle est également membre de la FHCC depuis le début et n’a jamais manqué une assemblée annuelle là non plus. Mais sa participation ne s’arrête pas là. Au fil des années, les membres de cette coopérative ont participé activement à la fondation de la COHO et de la Community Housing Land Trust. Ils sont également reconnus pour leur grande force de lobbying et leurs aptitudes pour la négociation, qui ont été mises à contribution pour l’ensemble du mouvement de l’habitation coopérative. Ces mêmes aptitudes leur ont bien servi au moment de la fondation de la coopérative en 1979. En effet, les résidents et résidentes de cet ancien immeuble à appartements se sont mobilisés et ont réussi à contrer une hausse de loyer de 60 p. 100. Ils ont ensuite négocié l’achat et la rénovation de l’immeuble dans le cadre du programme des coopératives d’habitation du gouvernement fédéral. Depuis plus de 20 ans, c’est un exemple vivant d’une coopérative efficace gérée par ses membres.» |